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Montreuil/expulsion// Libé

Publié le par collectif 76 des salaries du social et médicosoci

MERCI à la mairie de MONTREUIL pour son expulsion "avec humanité et fermeté"
comme dit VALLS.

contrôle d'identité à la sortie du gymnase et horde de CRS avec bouclier
casque et joyeuse panoplie,
contrôle effectué :
alors que les personnes étaient dans un lieu NON
OCCUPE MAIS BIEN OUVERT PAR LA MAIRIE, il n'y avait pas flagrance pour
effectuer ce contrôle de papiers.

VOYNET n'a jamais dit que cet "accueil" avait une date butoire! NI qu'elle
considérait que c'était désormais après la venue du sous préfet une
occupation : aucune demande explicite : rien silence et mépris d'elle et de
ses élus.

LES CELIBATAIRES ACTUELLEMENT SONT AU MESNIL AMELOT
!

çà c'est une gestion du mal logement digne Mme Voynet ! on ne change pas
une équipe qui gagne VALLS-VOYNET .

Voynet la main dans la main avec le sous préfet et sa distribution d'OQTF et
billets d'avion aller simple .

VOYNET EXPULSE avec sa fine équipe sans dignité ni humanité
mais avec fermeté : c'est ignoble.

Solange


ci-dessous article qui ne mérite pas grand commentaire (et merci pour les
noms de famille)....

A Montreuil, des expulsés toujours en terrain vague
Pierre BENETTI 29 octobre 2013 à 18:41

RETOUR SUR
La vingtaine de familles hébergée dans un gymnase depuis une semaine a été
évacuée mardi matin.

http://www.liberation.fr/societe/2013/10/29/a-montreuil-des-expulses-toujour
s-en-terrain-vague_94321
1/



En une semaine, Alimata Coulibaly et Claudia Bocancea ont été délogées deux
fois. Le 22 octobre, cette Ivoirienne de 39 ans et cette Roumaine de 33 ans
faisaient partie de la vingtaine de familles expulsées du 56, rue
Joliot-Curie à Montreuil (Seine-Saint-Denis), un immeuble du bailleur social
I3F promis à la démolition. La plupart l’avaient occupé à partir de juillet,
par l’intermédiaire de marchands de sommeil disparus dans la nature depuis.
Mardi matin, une cinquantaine de CRS bloquaient cette fois l’entrée d’un
gymnase situé un peu plus bas dans la même rue. Il avait pourtant été mis à
la disposition des expulsés par la mairie dès la première nuit.

Devant les hommes en armes, même chose que la semaine passée : parmi des
sacs, une petite foule d’enfants et de femmes parfois enceintes, ainsi que
d’élus d’opposition, de militants, de voisins curieux ou solidaires. A 9
heures, il restait quelques personnes à l’intérieur. Vers 10 heures, la
tension est montée lorsque le cordon s’est déplacé pour faire entrer quatre
camionnettes, avec bousculade et sifflets. L’évacuation ayant tourné au
contrôle d’identité, neuf hommes ont été menés au commissariat et s’y
trouvaient toujours en fin de journée. Les mots «centre de rétention» ont
inquiété Minté, Guinéenne de 18 ans qui sanglote depuis qu’elle a vu son
mari s’en aller.

L’épisode a fait du bruit à la Noue, quartier à la frontière avec Bagnolet,
agrégat de cités bâties autour d’une galerie commerciale à l’abandon. Depuis
une semaine, les riverains ont fourni paquets de couches et plats de
couscous, les curés ont été sollicités pour ouvrir leur église. Le week-end,
le docteur Cécile Winter, médecin à l’hôpital André Grégoire, est passée
visiter les familles, «mais à titre privé» : «Tous sont stressés et
fatigués. Ils ont besoin de rester ensemble.»
«Pas de baguette magique»

A Montreuil, à l'approche des municipales, les versions des uns et des
autres ne correspondent jamais. Pour la mairie, en accord avec la
préfecture, l’expulsion correspondait à une proposition d’hébergement faite
aux «personnes vulnérables seulement, pas aux hommes isolés» : des chambres
d’hôtel à Paris, à Garges-les-Gonnesse (95), à Savigny-sur-Orge (91) ou à
Longperrier (77), que certaines familles auraient refusé parce que leurs
enfants sont scolarisés à Montreuil. «Nous sommes fiers de ce qu’on a fait,
pour une fois ça se passe bien, commente pourtant Daniel Mosmant, adjoint au
logement. C’est le résultat de cinq ans de boulot sur l’hébergement
d’urgence.»

La diverse opposition à Dominique Voynet, maire de Montreuil, maintient que
tout a été fait sans concertation et sans diagnostic social en amont. «La
mairie n’a pas de baguette magique, mais il faut accompagner ces gens qui
sont tous désorientés. Partir à l’autre bout de la région avec des CRS, ça
leur fait peur», défend Juliette Prados, élue du Parti de gauche. Ce matin,
des militants, dont des proches de l’ancien maire communiste Jean-Pierre
Brard, ont proposé à certaines familles de squatter un local. Au risque de
perdre la possibilité d’une chambre d’hôtel et de se faire expulser à
nouveau.

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