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A Lille: EXPULSION MANU MILITARI DES SANS PAPIERS PAR LES CRS DE LA MAISON DE LA MEDIATION ET COMMUNIQUE DE LA PREFECTURE : Notre Réponse !

Publié le par collectif 76 des salaries du social et médicosoci

Après 11h d’occupation les CRS envoyés par le Préfet à la demande de la Mairie de Lille ont délogé les sans papiers. Avant l’expulsion deux (2) mamans diabétiques ont perdu connaissance et ont été évacuées à l’hôpital. Il y a eu aussi ce scandale de la police qui a refusé à un nourrisson de 2 mois d’accéder à sa maman occupante pour allaiter.

 Devant le refus acharné du Préfet, M. D. BUR, du droit à la défense argumentée par le CSP59 des dossiers, les sans papiers occupants ont déclaré par voie d’affiche la grève de la faim.

Puis la préfecture envoie le communiqué suivant :
« Le collectif du Comité des sans-papiers occupe depuis ce matin la maison de la Médiation de la Mairie de Lille.
La préfecture a proposé à ce collectif de tenir une réunion pour examiner leurs préoccupations et recueillir leurs observations dès que les futures directives du ministre de l'Intérieur en matière de condition d'accès au droit de séjour seraient connues.
Bien cordialement, Astrid Tombeux ».

Ce communiqué prouve le non sérieux et l’irrespect total de la gouvernance discriminatoire de la Préfecture du Nord. En effet comment ose t-elle faire croire qu’elle ne connaît pas nos « préoccupations » et ose t-elle réduire nos revendications légitimes à « recueillir leurs observations » ?
Franchement la ségrégation préfectorale prend l’allure ici d’un mépris colonial tout simplement. Décidément la mentalité coloniale inhérente à l’administration Française que l’on pensait réservée aux colonies est littéralement transposée ici dans le rapport entre l’Etat et l’immigration.
Depuis 2007, le CSP59 n’a cessé de dénoncer son expulsion par le couple Sarkozy/Canepa du droit à la défense argumentée des dossiers en préfecture qu’il n’a cessé d’exercer depuis 1997 et qui a été officiellement reconnu par l’Etat au plus haut niveau en 2004 avec l’accord DELARUE sous le gouvernement Rafarin.

Sarkozy/Canepa avait expulsé le CSP59 sous le prétexte d’en finir avec ce que le super préfet de « choc » Canepa avait appelé « l’exception Lilloise » qu’était l’accord « gagnant-gagnant » qui permettait à chaque sans papiers d’avoir des critères précis, vérifier, contrôler de régularisation ou de refus et surtout de construire son dossier en tenant compte des changements de situation.

Les préfets BERARD puis BUR se sont mis au garde à vous devant CANEPA pour « continuer » cet apartheid préfectoral arbitraire qui consiste à « choisir ses interlocuteurs » tout comme le roi choisissait ses courtisans.

Pauvre France, berceau des droits de l’homme, frappée d’une telle décadence féodale !!
Le préfet BUR fait un bilan dans la presse comme s’il annonçait son prochain départ. Va-t-il oser partir sans réparer cette injustice scandaleuse qui consiste à refuser aux sans papiers en lutte le droit de « choisir » qui défendra leurs dossiers tous les mois en préfecture à partir de l’engagement électoral du « cas par cas avec des critères clairs et transparents qui respectent l’égalité de traitement » du président que les électeurs ont choisi, M. Hollande, en chassant l’imitateur des discours nauséabonds fascistes M. Sarkozy ?

M. Hollande/Vals qui promettent le « changement » vont-ils continuer la « continuité » discriminatoire sarkoziste qui vient de provoquer l’annonce par les occupants sans papiers de la 15éme grève de la faim de travailleurs sans papiers à Lille en 16 ans de lutte continue ?

Le préfet BUR doit cesser de se moquer des « bamboulas, bougnoules, fourmies » que nous serions selon certains esprits atteints par la grave maladie mentale qu’est le racisme. Le préfet BUR doit un peu de respect aux travailleurs sans papiers de la France des caves que l’on ne veut pas voir, mais dont on profite bien des richesses qu’ils, qu’elles produisent.

Le préfet BUR doit sans attendre satisfaire notre revendication du droit à la défense argumentée des dossiers tous les mois en préfecture. Trop, c’est trop, assez de dilatoire et d’arrogance !

Cette lettre ouverte tient lieu de demande d’audience pour qu’enfin, sans diversion, le droit des « bamboulas, des bougnoules et fourmies » à défendre tous les mois leurs dossiers en préfecture soit admis.

Fait le 03/11/12
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