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A Nantes...

Publié le par collectif 76 des salaries du social et médicosoci

http://www.saint-nazaire.maville.com/actu/actudet_--Un-toit-pour-tous-expulse-de-la-mairie-annexe_fil-2285432_actu.Htm (le texte repris ci-dessous en cas de changement du lien).
La position de la mairie est... terrible. L'expulsion a été plus musclée que ne le relate l'article.
Un texte a été diffusé aux passants et riverains (et scotché un peu partout dans le quartier), vous le trouverez en pièce jointe, il relate le déni municipal et gouvernemental concernant les questions du logement et de l'hébegrement. L'expulsion d'hier confirme les propos de ce texte. L'accueil populaire a été très favorable (contrairement à l'accueil municipal).
 

« Un toit pour tous » expulsé de la mairie annexe

Hier, ils étaient une cinquantaine, membres du collectif un Toit pour toutes et tous, à l’intérieur de la mairie annexe « réquisitionnée ».
Hier, ils étaient une cinquantaine, membres du collectif un Toit pour toutes et tous, à l’intérieur de la mairie annexe « réquisitionnée ».
Ils n'avaient pas fait parler d'eux depuis des semaines. Le collectif nantais de défense des sans-abri a été délogé de la mairie de Chantenay qu'ils venaient de « réquisitionner », hier, à l'issue d'une manif place Royale.
Ils sont assis en rangs serrés sur l'escalier central de la mairie annexe de Chantenay. Seuls occupantsl'édificdepuis 17 h. « On est arrivé ici au moment où c'était encore ouvert », explique Michel Rafin, d'un « Toit pour toutes et tous ».
Les membres du collectif s'étaient retrouvés un peu plus tôt place Royale, à 14 h, pour un rassemblement organisé sur le même modèle dans plusieurs villes de France. Mot d'ordre ? « Contre la précarisation de nos vies, un toit pour toutes et tous. » Ils étaient autour de quatre-vingts participants à Nantes. Et leur cortège, qui a d'abord défilé dans les rues du centre-ville, s'est finalement achevé à Chantenay. Objectif ? « Réquisition jusqu'à ce qu'il n'y ait plus personne dehors. » Le bruit avait circulé qu'un local allait être occupé par les militants, mais l'adresse n'avait pas filtré, dans l'après-midi.
Autour de 18 h, ils sont une cinquantaine, à Chantenay. Massé dans le vaste hall, où ils ont semé quelques matelas. Où ils espèrent mettre à l'abri, peut-être, les quelques sans-abri qui les accompagnent. Retrouvaille publique des membres du collectif nantais de lutte pour « ceux qui dorment dans la rue », après leurs actions d'éclats de l'automne. Pour obtenir des lits d'hébergement d'urgence en nombre suffisant, et donc pour faire pression sur le préfet, ils avaient investi le 1er étage du Lieu Unique, mi-octobre. Ils en avaient été expulsés par les forces de l'ordre, fin octobre. Le 7 décembre, ils avaient interrompu le conseil municipal de Nantes. Depuis, silence radio, ou à peu près.
« On a laissé un message sur le portable d'Abbassia Hakem (1), on voudrait une entrevue avec un élu », explique Emmanuelle Lefèvre, membre du collectif. Sur les marches, on débriefe rapidement, on tente vite fait un état des lieux de la lutte. « Les gens du quartier, ceux qui se sont arrêtés pour nous parler, ils nous soutiennent. Ils nous disent que c'est pas normal qu'il y ait des gens dehors, alors qu'il y a des bâtiments vides », assure une jeune femme. « On a choisi de venir ici parce que Chantenay, c'est un quartier d'origine ouvrière, populaire... »
Mais les élus sont aux abonnés absents. Et les policiers se mettent en position. Expulsion. A 18 h 30, les cinquante militants étaient dehors, face aux boucliers. Sortie aux cris de « Socialistes pourris, à bas le parti socialo ». Mais sans heurts, ni blessés, ni interpellation.
La voix de la Ville est tombée par communiqué, dans les rédactions, à ce moment-là, pour « dénoncer fermement cette occupation illégale ». La gestion de l'hébergement d'urgence « ne peut se faire par la force », estime la municipalité, qui tient à rappeler qu'elle est « pleinement mobilisée aux côtés de la préfecture et des acteurs de l'hébergement d'urgence pour accueillir, au mieux, les personnes sans abri ».
Bonjour tout le monde,
C'est chouette de recevoir tout ces comptes rendus d'action. Même si le mot d'ordre commun de nos adversaires semble avoir été la répression, cela doit tout de même nous encourager à poursuivre et étendre notre mouvement!
Vous pourrez de manière plus détaillée le compte rendu de notre journée d'action à Nantes, avec pas mal de photos, sur le lien suivant:
https://nantes.indymedia.org/article/27064
A bientôt!
J. pour Un toit pour tou-te-s (Nantes)
Agnès CLERMONTet Sylvain GUILBAUD. Ouest-France

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