Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

mail afp

Publié le par collectif 76 des salaries du social et médicosoci

Logement-social-pauvreté-

expulsion
  Occupation illégale: un immeuble de l'Etat évacué à Toulouse
 
 
 TOULOUSE, 28 août 2012 (AFP) - Un immeuble appartenant à l'Etat, occupé 
depuis avril 2011 par une association accueillant des familles en grande 
précarité, a été évacué mardi matin, à un moment où il n'y avait aucun 
sans-abri à l'intérieur, a-t-on appris de diverses sources.
  L'évacuation a été réalisée en exécution d'une "décision du tribunal 
administratif de Toulouse rendue le 29 juin 2012", a précisé la préfecture de 
la Haute-Garonne dans un communiqué. "Le tribunal avait donné aux occupants 
illégaux un mois pour quitter les lieux (et) le délai fixé par la justice est 
écoulé", a-t-elle ajouté.
  Seuls 4 membres du Collectif pour la réquisition, l'entraide et 
l'autogestion (Crea) étaient présents sur les lieux au moment de 
l'intervention de la police. L'un d'entre eux, Thomas, a déclaré à l'AFP que 
les 3 autres, réfugiés sur le toit, avaient été "molestés alors qu'ils 
résistaient pacifiquement", puis "menottés" et emmenés au commissariat.
  Les 9 familles hébergées récemment, selon lui, avaient quitté les lieux ces 
derniers jours pour ne pas être là au moment de l'expulsion attendue.
  La préfecture a précisé dans son communiqué que "les occupants ont toujours 
refusé les propositions de contact formulées par les services de l'État, ce 
qui aurait pourtant permis de proposer l'accompagnement social le plus adapté".
  Enfin, elle a annoncé la prochaine création dans cet immeuble d'un centre 
d'hébergement hivernal pour des personnes sans-abri, qui sera "ouvert dès cet 
hiver" et "permettra de proposer un accompagnement social professionnel".
  Ce centre complétera une offre de 3.405 places tout au long de l'année, a 
encore précisé la préfecture en rappelant qu'en Haute-Garonne l'aide aux 
personnes en situation précaire coûte près de 19 millions d'euros à l'État.

Commenter cet article